Le commencement...

Le commencement...




1° fiction: Yaoi, 4 chapitres. Aucun titre particulier, sauf peut être: Je reviens...

2° fiction: Yaoi, nombre de chapitres non determinés. C'est une fic épistolaire qui sera uniquement formé des lettres que s'envoit les personnages... Aucune titre particulier.


Je vous aime <3






______________________________________________________________________________________






Je suis mort depuis déjà longtemps.

Un malheureux accident,
que j'avais crée involontairement a causé ma perte.

J'ai trépassé ce monde, comme je l'ai blessé, lui.

J'ai laissé mon frère,
celui qui était tout pour moi,
mon sang, ma chair, une moitié de mon être.

Je l'ai laissé seul sans même lui dire au revoir,
sans pouvoir le serrer une dernière fois dans mes bras,
sans pouvoir l'aider dans sa détresse.

Seul avec tous ses maux, blessé,
irrémédiablement meurtri de mon souvenir.

Souvenirs...

Pendant deux ans, il était comme mort,
et ne pensais plus qu'a me rejoindre, il ne vivait plus,
se renfermant.

Je ne voulais pas,
il était loin de se douter que c'est moi qui l'empechais de me rejoindre,
je veux le voir vivre, sans me sentir coupable.

Puis il a appri à se reconstruire,
se faisant à l'idée que je ne reviendrais pas,
sans m'oublier.

Car pendant tous ce temps, je l'ai surveillé,
et j'ai descellé chacun de ses sentiments comme si c'etait les miens.

Et je ne ment pas quand je vous dit qu'a chaque seconde,
il pense à moi, qu'a chacun de ses souffles,
il se sent coupable de ne pouvoir me l'offrir

Et auourd'hui, 5 ans après le drame...

Je reviens






# Posté le lundi 26 novembre 2007 12:33

Modifié le mardi 22 janvier 2008 03:02

Chapitre 1...

Chapitre 1...

Bonjoooouuuuur :D



J'ai l'honneur de vous dire que vous, chères lectrices, vous êtes mes crèpes, et ceci grace à elle.



Alors voila, je ne pensais pas le poster tout de suite, car je voulais faire encore des modifications, mais après que ma crèpe officiel et favorite ai lu et m'ai donné son avis qui m'a encore fait voler, ba je décide de la poster maintenant :D

J'ai du coup juste modifier quelques mots qui se repetaient, corrigés les fautes et c'est dans la boîte!





Alors je vais poster mon long chapitre.

J'ai le trac, j'ai l'impression que je vais monter sur scène pour faire un discours à tous mon lycée là >__<

Je veux franchement vos avis, dites moi tous!

J'ai essayé de faire comprendre un peu tous et de cerner totalement le caractère de Bill pour que vous le saisissiez, c'est un peu spécial, mais la première idée que j'avais été pire!

Vous verrez par la suite ^^


Prêtes??



oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo



P.O.V. Bill



Mon corps qui se soulève rapidement, une lumière qui m'éblouit.
La respiration haletante, le souffle court, j'ai peur.
Cauchemars...
Ca y est je me souviens.
Je viens de ma réveiller en sursaut à cause de ces putains de cauchemars qui me hantent depuis 5 ans, 5 dures et longues années...
Ca fera 5 ans pile poil dans 3 jours.
Et en un si long temps, jamais j'ai trouvé le sommeil paisible et sans secousses.

Mon corps tremblote, je ramène mes genoux à mon torse, passe les bras autour de mes jambes et serre fort.
Car je suis seul, car il n'est pas là pour me murmurer des mots doux comme avant.
Car plus personne n'est là.
Et ainsi, je me retrouve recroquevillé comme un petit garçon sur ce lit trop grand pour moi.
C'était notre lit.
Rien qu'a nous.
Tant de souvenirs, tant d'images.
Et dire que j'ose à peine ouvrir les yeux, chaque objet autour de moi me rappelle un moment passé avec lui.
C'est quasi invivable cette situation, mais moi je ne veux pas partir d'ici, je ne veux pas quitter ce qui était devenu notre appartement, notre petit cocon.
Le seul endroit où on s'aimait librement.
Cet endroit magnifique que nous avons meublé et décoré selon nos goûts, ce paradis qu'on s'était crée.
Mais lui il a rejoint le véritable paradis, pendant que moi je reste en ce bas monde.
Si vous auriez vu l'état de cet appartement les deux premières années en son absence...
Un désastre. Tout était devenu laid, sale, puant, putride, abominable.
Maintenant c'est exactement le même qu'avant, avant son départ, et aucun de ses affaires n'a bougé.
Juste ses fringues que j'enlève souvent de son armoire pour pleurer dedans, ceux ou il reste son odeur.
Ceux qui me rappelle tous et me font sentir faible dans ces morceaux de tissus.

Quelques larmes dévalent mes joues, je suis désolé Tom.
Il faut que je me reconstruise, mais je ne peux pas vivre autrement.
Je ne peux pas sortir d'ici trop longtemps, tu resteras seul...

Et je te parle comme si tu étais là.

Je ne peux pas dormir autre part qu'ici.
Chaque sombre nuit de ce qu'est devenu ma vie, je l'ai passé dans cette chambre.
Et ça ne cessera pas.
Car là je me sens un peu plus avec toi.
J'ai même l'impression que des fois, tu me surveilles, tu es dans un coin et tu me guettes.
Et tant de fois où j'ai eu ces visions, ces étranges miracles en rapport avec toi.
Ne me dis pas que ça vient du fruit du hasard, Tom, tu cherches à communiquer n'est ce pas ?
Un jour on y arrivera, je te le promet...

Et dire que je veux rentrer en contact avec les morts.

Tu me crois taré ?
C'est vrai que c'est les dingues qui font ça, mais je le suis.
Je suis dingue, dingue de toi bordel !
Et vu tous les médicaments qu'on me fait ingérer tous le temps, je dois vraiment être fou.
Je ne suis bon qu'à être enfermé.
Quand je fais toutes ces crises, heureusement qu'Anabelle est toujours là pour m'arrêter et me contrôler.
Je suis encore désolé.

Je sais qu'il faut que j'arrête d'essayer de le trouver, mais à chaque nouvel événement, je découvre des indices qui nous rapprochent, et je sens ce jour arriver.

Mes mains serrent mes jambes si fort, les larmes coulent tel une triste cascade.
Et dire qu'il est parti, finalement, je ne m'y fais pas encore, même si c'est ce que je dis à tous le monde.
Vous me connaissiez tous coquet, efféminé, maquillé...
Et bien tous ça n'est plus.
Je n'ai pas touché au maquillage depuis le drame, je n'ai pas reporté un seul bijou.
Je n'ai pas de réponse au pourquoi du comment, juste que plus j'étais heureux, plus je me faisais beau, et aujourd'hui, je suis vraiment laid.
J'ai pali, à force de peu dormir, mes yeux ont des cernes énormes, on croirait que j'ai pris 10 ans alors que c'est que la moitié.
Et dans 10 ans, qu'est ce que je serai devenu ?
Je serais mort...

Est-ce vous connaissez ce qui me travaille le plus ?
Le pire dans tous ça ?
Le pire c'est qu'il est parti sans que je puisse une dernière fois le toucher, j'ai même pas pu lui dire au revoir, lui dire je t'aime, que je pense à lui... me pardonnez de toute les erreurs que j'ai pu faire, tous...
Rien qu'un dernier toucher, juste sentir encore une minime fois sa peau sous mes doigts.
Ses lèvres contre les miennes...
Et il est mort en croyant que je l'haïssais, car il est parti quand on s'est disputé...

Et il n'est jamais revenu.

Et jamais je ne pourrais m'excuser.
Jamais plus.
Il me haïra pour toujours.
Il s'est éternisé dans la pensée de la haine.
Alors que toute notre vie on s'est aimait.
Il ne fallait pas que ça se passe comme ça...

On s'était promis pour toujours.

Pourquoi ? Pourquoi ? Ca tourne dans ma tête, en 5 ans aucune réponse ne m'est parvenu. Aucune.
En 5 ans j'ai espéré sentir son souffle me chatouiller, sa voix me berçait, ses mains me caresser...
Divines caresses, dangereuses, fruits du péché.
Exquis goût de l'interdiction.
Envoûtant lien qui nous unissait.
Mais ça ne devait pas se passer ainsi.
Non.
Ce lien ne devait pas se briser comme ça.

Tant d'années à se battre, chaque jour, pour sauver notre amour.
Et c'est dans le contraire que la mort l'emporte.
Putain de haine !
Colère qui s'empourpre dans mes veines.
Ma faute... je ne peux penser le contraire.
Non il n'est pas parti par ma faute, mais c'est par ma faute qu'il est parti avec ces pensées dans la tête.
Vulgaires pensées...
Criminelles...

Je me maudit chaque jour, même la dernière parole qu'il a entendu de moi, c'était la pire.
Je m'en veux à crever.
Mourir loin de tous ça, me laisser pourrir, souffrir de mes erreurs.
Pourquoi je ne l'ai pas fait ? Mais je l'ai fait ! Mais bordel, à chaque fois ça échouait...
Encore un mystère à résoudre.
C'est le destin qui ne veut pas que je parte, hein, c'est ça ?
Mais allez y, dites moi tous...
Ici c'est pire que crever.
Je vis sans lui, avec tous ces remords...
Vous trouvez ça normal ?
L'avenir m'expliquera peut être.

J'ai promis d'être fort.
Je lui ai promis de surmonter toutes les épreuves, pour lui.
Et comme sa dernière volonté, je le ferais.
J'exaucerai chacune de ses paroles à la lettre, car je lui ai promis.
Promesse qui m'abomine.
Triste sort auquel je suis condamné.
M'attacher à une promesse car c'est tous ce qu'il me reste de lui...

Je serais fort.

Je montrerais à la Terre entière qu'il avait raison, que ce sont eux les ratés, les erreurs de la nature : ceux qui jugent notre relation.
Ce n'est pas nous, on ne faisait que s'aimer.
Où est le mal ? Quel crime ? Quelle faute ?
Un jour je me révolterais contre ce monde, et il saura tous, tu es d'accord Tom ?
Même si j'endure la prison, au moins quelqu'un me butteras, et on sera de nouveau ensemble.
Soit je t'attends, j'attends un signe qui nous rapprochera encore, soit j'attend la douce mort qui me prendra entre ces griffes et m'ôtera la vie, si terrible était elle.

-Drriiiing drriiiing !

Oh merde, il est quelle heure ?
Je relève vite la tête et vois sur le réveil: 08:03
Ha oui c'est Anabelle, je l'avais presque oublié...
Je descends vite en boxer, de toute façon j'en ai rien à foutre.
J'ouvre la porte et la fais vite rentré car une pluie torrentielle s'abat sur les rues.
Elle me fait la bise, je ne réponds pas, pas aujourd'hui, ni les autres jours.

-Bonjour Bill

Elle a encore ce sourire, cet air bienveillant, elle cherche à me foutre encore plus bas que je suis avec toute sa bonne humeur ?

-Bonjour

C'est sec, rapide, mais ça suffit largement.

-Tu vas bien aujourd'hui ?

Elle n'attend pas ma réponse et va vers la cuisine avec ses sacs de courses. Je la suis du regard avant de m'avancer vers la porte pour voir ce qu'elle trafiquotte dans Notre appartement.
Personne n'a le droit d'y faire ce qu'il veut, je veux tous savoir de ce qu'il se passe dans chaque pièce !
Elle s'affaire à ranger des aliments dans les placards et le frigo.

-Je t'ai amené des pâtes de fruits, je sais comme tu aimes ça. Et vu que ces derniers temps tu es gentil avec moi, c'est une petite récompense. Tu sais je... Bill ?

Elle se retourne vivement et je suis quasiment collé derrière elle, la regardant avec des yeux auscultant, ça me fout à bout que quelqu'un touche à tous comme ça, qu'elle se mêle de ça, ça me stresse...

-Je... calme toi Bill...

Elle recule de deux pas, alors je fais si peur ?
Alors je suis devenu si effrayant ?
Alors je suis si méchant ?
Je sais que j'ai fait des choses impardonnables à beaucoup de gens.
Mais toutes ça me rend fou, dingue, et si elle ne me donne pas vite ce que j'attends, je vais encore péter un câble sur elle...
Elle me regarde avec des yeux suppliants, petite qu'elle est par rapport à moi.
Physiquement et moralement, je suis supérieur.
Mes mains tremblent, ça me démange, il faut que je me contrôle, il faut...
Ma respiration s'accélère, oh non, ça recommence.
A partir de maintenant, je vais aussi vivre cette scène comme un spectateur, je ne me contrôle plus, ce n'est plus moi.

Mes mains se lèvent toutes tremblantes, mon poignet gauche s'abat alors vivement sur... moi-même.
Auto mutilation que je ne peux pas arrêter, comme toujours...
Car cette partie en moi qui comporte toute ma haine a besoin de se défouler, et la seule personne sur qui elle trouve à le faire, c'est sur moi-même, car je suis responsable de l'avoir laissé partir malheureux.
Et ça s'abat encore une fois sur moi.
Et j'ai mal dans la poitrine, une douleur qui me serre et qui m'empêche quelques secondes de respirer.
Et je ne peux plus m'arrêter, l'autre moi a gagné, encore, comme d'habitude.










# Posté le mardi 11 décembre 2007 17:15

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J'écris une autre fic avec une artiste <3 et on a très peu de visites et de commentaires comparés a avant!

Parce qu'on fait un travail acharné, parce qu'on y met tous notre coeur et notre temps libre!!

Donc je met le lien ici, et si on a pas d'augmentation la bas, la suite mettra du temps a arriver surtout que je m'occupe plus de l'autre en ce moment!!



C'EST ICI




# Posté le jeudi 13 décembre 2007 07:10

Chapitre 2

Chapitre 2
Coucou ^^

Voici le chapitre 2

Tout prêt tout chaud ^^



Dans ce chapitre il y aura 2 chansons, je vous met les liens si vous voulez les écouter avant, pendant ou après le chapitre. Moi perso j'aime pas pendant car pour lire il me faut le silence XD mais on s'en fout, it's my life ^^. Une de Louise attaque et l'autre de Noir désir.
La première: *
La deuxième: *



oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo




Des fois je me dis je veux voyager
Souvent j'ai envie de rester la
Souvent j'ai envie de t'embrasser
C'est rare quand je souhaite que tu sois pas la
Elle est vieille mon histoire
Je suis pas le premier à penser ça



J'ouvre un ½il, le noir. Un deuxième ½il, toujours pas de lumière.
Je suis sur le sol, étendu de mon long. J'écoute des musiques, mes préférés.
Souvent dans les paroles je trouve des moments que je passais avec lui.


Et j'en ai rien à foutre tu sais quoi
On va quand même faire comme ça
On va cracher nos souhaits
On va donner de la voix
Et toi donne moi donne



Pour tout à l'heure, vous vous demander comment ça a finis ? A vrai dire ça a finit comme d'habitude.
J'ai continué, elle m'a arrêté, je ne sais plus comment, je ne m'en souviens jamais.
Puis je me suis calmé, elle m'a donné mes cachets, les petites pilules qui me dominent. Celles qui me contrôlent, et dire que je suis réduit à ça. Je suis réduit à savoir que c'est des cachets qui me tiennent debout et me font vivre plutôt normalement... enfin...


C'est pas facile de savoir pourquoi
Pas facile pas possible de compter sur soi
C'est pas facile de savoir pourquoi
Pas facile pas possible de compter sur soi



Je me répugne, je ne peux même pas être moi, normal.
J'ai la tête encore remplis de lui, je suis lui, il est présent dans tous mon être.
On était égaux. Mêmes corps, même sang. Jumeaux, oui c'est ça. Jumeaux et amants.
Malédiction.


Comme dans la rue je te donne mes yeux pour que tu voies
Tu me donnes tes mains pour recevoir
A dire qu'on est un peu radin à penser ça
Faudrait se donner un peu d'espoir



Je referme les yeux, me laisse bercer sur ces douces paroles. Est-ce que vous les ressentez comme moi ? Avec chaque souvenir, à chaque phrase, qui me percute ? Rien que des mots, ce n'est que des mots.
Mais des mots sur une mélodie, et dire que moi j'étais les mots, et lui la mélodie. Et même pour ça on ne faisait qu'un.
On était lié.


Arrêtons la tu veux bien
Laisse moi me rincer près du lavoir
Y a plus de raison de se faire croire
On n'est pas vieux amoureux
On reste seul le soir
Et toi donne moi donne



Ca c'était quand on se chamaillait, je me souviens de tous comme si c'était hier.
Sa tête boudeuse, les bras croisés, il me promettait que la punition serait qu'on ne dormirait pas ensemble.
Alors chacun dans sa chambre. Et au milieu de la nuit, aucun de nous deux ne dormait.
C'était comme ça, on ne pouvait pas dormir l'un sans l'autre.
Alors celui qui avait créé la dispute se levait et rejoignait l'autre, se faisant pardonner.
Et on pouvait enfin dormir, même si c'était deux ou trois heures, au moins on était ensemble, enlacer, et c'était ça le plus important.
Et ça je n'y aurait plus jamais droit.


C'est pas facile de savoir pourquoi
Pas facile pas possible de compter sur soi
C'est pas facile de savoir pourquoi
Pas facile pas possible de compter sur soi



Il doit être 22h, par là. Je ne sais pas, ça fait des heures que je suis par terre à écouter toutes sortes de chansons que j'aime, et où je peux trouver un signe de lui dans les paroles.
Comme celles que j'écrivais, où aussi j'y insérais une phrase en son honneur, personne ne le remarquais, juste lui, juste moi.
En vérité, je dis 22h, mais ça peut tout aussi bien être 3h du matin, je n'en ai aucune idée, et peu m'importe.


Des fois je me dis je veux voyager
Souvent j'ai envie de rester la
Souvent j'ai envie de t'embrasser
C'est rare quand je souhaite que tu sois pas la
Elle est vieille mon histoire
Je suis pas le premier à penser ça



Est-ce que si il serait encore là, actuellement, le monde serait au courant de notre amour ?
Est-ce que je serais là par terre ?
Et lui, qu'est-ce qu'il serait en train de faire en ce moment ?
Nos parents sauraient-ils aussi qu'on s'aime amoureusement ?
Les gens auraient-ils accepté ?
Les fans seraient restés quand même ?
Le monde aurait-il vomi son dégoût sur nous ?
Ou aurait-il était attendri de nous ?


Et j'en ai rien à foutre tu sais quoi
On va quand même faire comme ça
On va cracher nos souhaits
On va donner de la voix
Et toi donne moi donne



Il ne faut pas que je pense à ça. Il n'est plus là, alors. Le fait est que je suis quand même par terre, que je suis quand même seul.
Seul.
Est-ce que vous savez que c'est un mot douloureux ? Un mot, qui, dès que je l'entend ou le pense, me plante le c½ur de millier de petits pics, et réduit encore la minime partie qu'il reste.
Lui est déjà partie avec plus de la moitié.
Et maintenant je suis quasiment inhumain, une miette de c½ur, c'est ça qui me fait vivre. Et conserve son souvenir.
Miette de lui.


C'est pas facile de savoir pourquoi
C'est pas facile de savoir pourquoi
Non non c'est pas facile de savoir pourquoi
Non non c'est pas facile de savoir pourquoi



Cette chanson est fini, j'ai fait une playliste tout à l'heure, je ne sais pas c'est laquelle qui va suivre.
Je la crains en fait. Je crains les paroles qui sortiront lentement des enceintes, qui vont encore me transporter, peut être me feront-elles sourire ? Peut-être pleurer ? Peut être mal ? Après tous, plus rien ne peut me faire souffrir plus que je l'ai été maintenant. On verra... j'attend...
La mélodie démarre, elle est douce. Je connais cette chanson, je laisse glisser mes mains sur le sol, c'est doux, c'est envoûtant, c'est beau.


Juste le temps de battre des cils
Un souffle
Un éclat bleu
Un instant
Qui dit mieux



Dans la nuit... In die Nacht, vous vous souvenez tous ?
C'était ça... nos nuits, des instants tels.
Alors, qui dit mieux ?
Il n'y avait rien de mieux.


L'équilibre fragile
J'ai tout vu
Je n'ai rien retenu.
Pendant que ton ombre
En douce te quitte
Entend tu les autres qui se battent
A la périphérie ?



Et toi Tom, m'entend tu encore ? Me vois-tu de là ou t'es ?
Quand est-ce que tu viens me chercher ? Tu sais que c'est ce que je veux ! Alors viens, tente la mort, dis lui de venir me chercher, je t'en pris, je veux te rejoindre.
Pourquoi quand j'essaye ça ne marche pas ? Alors que toi tu n'essayais même pas...
Et elle t'a pris à elle. Douce mort qui vole aux gens ceux qu'ils aiment.
La mort peut être t'aime t-elle ? Peut être qu'elle te voulait, tu es si beau et gentil Tom.
Mais dis moi...
Pourquoi ? Hein pourquoi il se passe toujours des trucs miraculeux qui me sauvent ?
C'est toi qui l'en empêches ?
Tu veux continuer à me protéger de là où t'es Tom ?
Moi je veux juste être avec toi.
Où que ce soit.


Et même si tes yeux dissolvent
Les comètes
Qui me passent une à une
Au travers de la tête.



J'ouvre soudain les yeux, mon téléphone sonne, ce n'est vraiment pas le moment. Je ne veux pas répondre, je ne veux pas me lever, je suis bien là.
Et si c'était lui ? Pff je suis pathétique.
Qui que ce soit c'est pas important, ça ne sera jamais important.
Car rien ne le dépassera, et c'était lui l'important de ma vie.
Alors maintenant qu'il n'est plus là, la vie je m'en fout.
Elle a qu'a me quitter, je serais mieux sans.


J'y pense encore
J'y pense
J'y pense encore
J'y pense



Le téléphone s'est enfin arrêter.
Laissez moi tranquille, laissez moi mourir... Prenez mon dernier souffle, je vous en fais cadeau. Peut être qu'il sera revendu aux enchères celui là.
Pff encore pathétique. Pas moi, notre succès.
Grossière erreur qu'il était.


A cette époque on écoutait qu'a peine
Le clic cloc des pendules
A l'heure ou je te parle sans entrave
Et circule en septembre
En attendant la suite des carnages
Il se peut
Qu'arrive la limite



Oh non il se remet à sonner. Je vais finir par le jeter ce foutu appareil. Il me fait chier toute la journée. Mais qu'est ce que vous en avez à foutre de moi hein ?
Je l'attrape vivement et le balance contre un mur. Je l'entends se fracasser. Voila, au moins je suis pénard.


J'y pense encore
J'y pense
Ensemble maintenant on peut prendre la fuite
Disparus
Avant qu'ils aient fait ouf



Pourquoi Tom ? Pourquoi il a fallu qu'on se dispute ce jour là ?
Pourquoi t'es partis rapidement ?
Pourquoi t'es jamais revenu ?
Pourquoi on s'était dit ça ?
Cris moi les réponses merde !


J'y pense encore
J'y pense
J'y pense encore



Et toi, je veux plus t'entendre.
Je me lève, fou de rage. Je respire soudain rapidement, encore une crise, pas la même que celle que vous avez connu. Celle la est pire, et en plus je suis seul. Heureusement vous me direz. Je vais plus me contrôler, tout partira. J'en peux plus de cette vie, je suis plus rien. Une petite merde folle. Dégagez tous ! Oubliez moi ! Et toi connasse, viens me chercher ! Nourris toi de ma vie, tu vas voir, elle est DIVERTISSANTE !


J'y pense
J'y pense
J'y pense



J'attrape l'ordinateur portable sur la table, je le lève haut sur mes bras. Et le lâche. Il tombe, je le vois comme au ralenti. Les morceaux qui se divisent petit à petit. Chaque bruit de ferraille dans le silence à présent. Tout est fini. C'est fini depuis déjà tellement longtemps.
Je cours. Où ? A mon échappatoire, là ou je peux tout arrêter quand l'autre prend possession de moi, car ce que je lui montre l'effraie. Car ce que je lui montre m'effraie tout autant. Mais c'est la seule solution. Et ça va me torturer de revoir ça. Me détruire encore. Mais il faut... Je continus de courir, quand une main m'attrape l'épaule. C'est impossible, il n'y a personne chez moi, merde, j'ai très peur soudain. Je n'ose plus me retourner, la main serre ma chair à m'en faire mal. Et de toute façon, au mieux ce sera un tueur qui viendra enfin m'aider.
Je tourne alors lentement la tête, tous doucement. Espérons que ce soit mes derniers instants.
Quand enfin je découvre le visage, assombris, j'ai un haut le c½ur. Mes yeux se remplissent de larmes.
Je veux bien tous, sauf ça... je vous en prie...




oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo



Alors, ça vous plait? Vous voulez la suite?
Vous avez deviné ce qu'il veut allez voir pour arreter sa crise?
Et ca appartiens à qui cette main?
Si vous avez trouvé vous etes très fort car c'est vraiment tordu!

Laissez vos propositions ;)

# Posté le samedi 22 décembre 2007 12:04

Chapitre 3

Chapitre 3
Lui.
C'est lui. Je ne veux pas le voir, ça fait mal.
Il faut qu'il parte, il creuse ma tombe toujours un peu plus, mais alors pourquoi il ne me jette pas dedans ?
Non il l'a creuse, me tue, mais jamais jusqu'au bout.
Je remue pour qu'il me lâche, chacun de ses gestes m'enfonce un peu plus dans mon délire, c'est toujours comme ça, je ne connais pas son but, je ne le connaîtrais jamais.


Car il n'existe pas.


C'est lui, c'est mon âme s½ur, derrière moi, c'est ma chair, mon sang, mon frère, mon jumeau, Tom. Mais ce n'est pas réel, ce n'est qu'une illusion.
Tout son être sort de mon esprit.
Dangereuse hallucination.
Je déteste ça, car je souffre toujours de le voir, car il va faire comme si il était réel, je vais encore me battre, je vais devoir l'éliminer.
Avec le temps, j'ai appris comment faire.
Mais c'est dur.
Finalement, ce n'est qu'un combat contre moi-même.
Je le fais vivre, ce spectre.
Et toujours, une partie de moi se laissera aller et va croire qu'il est réel.
Et toujours, une partie de moi, la raisonnable, le tuera.

Je me débats encore, son emprise est dure, toujours.
Elle me fait mal, on dirait tellement que c'est lui. Rien n'a changé, son visage est comme avant, si jeune, pur, blanc, doux.
Ses traits ne sont pas cernés comme les miens, la mort le conserve, ou plutôt mon esprit.

Il faut que je coure, que je fuie. J'ai que ça à faire.
Alors, je griffe sa main pour qu'elle me lâche, et me met à avancer rapidement dans cette maison obscure.
Sans but précis, les yeux noyés de larmes qui ne couleront pas.
J'entends ces pas me suivre, des sons qui n'existent pas. Personne ne pourrait les entendre à part moi.
Il faut que je cris, que je me libère. Il faut encore que je commette un meurtre, que je l'assassine, lui et l'autre moi.

Je ralentis, arrivé au haut de l'escalier, je n'entends plus rien, j'ai peur.
Mon c½ur bat vite, il tambourine ma poitrine fortement, et à chaque battement, je me hais de vivre.
Tous mon corps suit le rythme, je tremble.
Pourquoi je ne l'entends plus ?
Je me tourne, il est en bas, il ne bouge plus.
Il me regarde.
D'habitude il est méchant, ce n'est pas normal.
Pourquoi ça change ?
Pourquoi mon âme le fait autrement ?
En 5 ans, il n'a jamais parlé, il m'a suivit, j'ai jamais su pourquoi, mais quand il me tient il me fait mal ; alors je cours.
Pourquoi là il me suit pas ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Je le fixe, il me regarde aussi, mais j'ai l'impression que son regard est tellement perçant qu'il va passer au travers de ma tête. Ses yeux ne dérive à aucun moment.
Puis j'y vois quelque chose briller, non je n'y crois pas. Ca ne peut pas être ça.
Ça ne peut pas être une larme qui naît.
Il n'est pas réel, il ne peut pas avoir des sentiments, et pleurer. Ce n'est pas possible !
Il faut que je le rejette avant que ça empire, ça me défonce de le voir comme ça !
Voir Tom pleurer, putain de torture.

J'attrape un vase posé sur le meuble à côté de moi, et je le balance du haut de l'escalier, en espérant qu'il tombe sur lui et l'anéantisse.
Je l'aperçois seulement grâce à la faible lumière qui filtre ma fenêtre.
Le vase arrive au niveau de son bras, mais je sais qu'il va lui passer au travers, et ça ne changera rien.
Pourtant, cette fois si, Tom n'est pas invisible, il est solide.
Le vase s'arrête sur son bras et tombe au sol. J'ouvre les yeux en grand, le spectacle devant moi est effrayant, je me sens tomber, c'est incroyable.
Qui est-ce ? C'est lui, ça c'est sur. Ca ne peux pas être quelqu'un d'autre qui lui ressemble et veut m'effrayer, je l'ai vu de près, et je serais le reconnaître parmi mille.
Mais c'est un fantôme ou quoi ?
Il ne peut pas être unis d'éléments solides, il doit rester invisible !
Je commence à flipper sérieusement et à surtout avoir la tête qui tourne, je n'y crois pas.

Je divague un peu et tombe par terre. Je suis faible, il a gagné. L'autre partie m'anéanti, et me persécute.
Je plonge ma tête dans mes mains tremblantes, je cri, je pleure, je hurle. J'ai vraiment peur, je ne sais plus quoi faire. J'hallucine encore ou bien ?
Il n'y a pas de « ou bien », il n'y a pas d'autres solutions possibles, il ne peut pas être réel, il faut que j'arrête.


Pourtant je m'enfonce dans mon délire et continue d'y croire.


J'ai perdu la notion du temps, je me vide entièrement.
Mes mains sont les réceptionneuses de mon chagrin, de mon mal être persistant qui coule en sanglot.
De ma destruction, lente et abominable.
Je ne sais pas si il est là, et je n'ose pas lever la tête, de peur de le voir encore, de peur de voir Tom triste, de le voir vraiment.

Car ça ne peut être possible, car je dois rêver, et je vais me réveiller d'un moment à l'autre. J'ai du m'endormir en écoutant la musique, voilà tout.
Et en une seconde, tout ça s'écroulera, et je serais dans mon lit vide et froid.
Il faut que je me penche pour cette solution.

Mais quelque chose me sort de ma léthargie, une main qui me caresse l'épaule. Pour une fois elle ne la sert pas, pour une fois son but n'est pas de me blesser. Non, la main repose tranquillement, bougeant lentement ses doigts pour me rassurer. Comme avant.


Comme quand il était là.


Je tremble encore plus, mon corps est de plus en plus secoué de spasmes irréguliers, ma respiration se fait difficile.
Je délire complètement, je m'effraie de ma connerie.
Sa main ne bouge plus. Mais elle est là, ces uniques doigts qui me font perdre la tête rien que de penser qu'ils me touchent.
Ces doigts qui m'enfoncent toujours plus bas, qui m'enfouissent sous terre. Qui me déconnecte du réel.
Maintenant, je sens sa respiration contre mon oreille.
Des frissons partent du sommet de mes cheveux jusqu'au bout de mes orteils.
J'ai l'impression que mon corps s'arrête entièrement de vivre, que mes cellules ne bougent plus, que mes poumons cessent d'aspirer de l'oxygène, que mon c½ur élimine chacun de ses battements.
Ses expirations qui soufflent sur ma peau un air chaud me fait encore plus peur, plus pleurer, m'impressionnent au summum.
Seuls les gens vivants peuvent respirer ! Et surtout de l'air chaud ! Ce serait froid je comprendrais, mais non...
Qui est-ce ? Qui est cet homme dans ma maison ?
Peut-être n'est-ce pas lui, mais en le voyant j'ai imaginé son apparence, peut-être que c'est Gustav, ou n'importe qui. Mais mon esprit à dû lui donner l'aspect que j'aimerai voir.

Toutes les pensées me quittent.

-Bill...

Oh. Mon. Dieu.
Est-ce vraiment sa voix qui glissent lentement dans la pièce, et s'abat sur moi comme un coup de massue ?
Je suis tétanisé. La seule réponse concrète à tous ça serait que ce soit lui. Qu'il revienne enfin, de ce monde là haut, qu'il redescende du ciel.
Mais il est mort !
Les morts ne reviennent pas !
Je crois au surnaturel, oui, je suis très sceptique, et c'est ça qui m'angoisse encore plus.
J'essaye d'oublier ce son qui vient de franchir ses lèvres.
Ses lèvres... aussi douces qu'elles étaient, à la perfection.
Ha non, il ne faut pas y penser !
Cet unique son résonne pourtant en moi, au lieu que mon c½ur batte, c'est cette mélodie destructrice qui se répète.
Un son que je n'ai pas entendu depuis 5 ans. 5 ans, d'ailleurs dans 2 jours, ça fera pile poil 5 ans. Alors ça aussi c'est le destin ? Alors il revient me donner un signe, m'aillant laisser 5 ans crever !
J'ose un mouvement de la tête, je me croyais au bord de la mort, mais soudain, tous mon corps se réveille, je me sens revivre, pris d'un caractère ressuscitant.
C'est sa voix qui me réveille alors.
Quand enfin j'ai relevé mon visage, j'ouvre doucement les paupières. Je sens chacun de mes mouvements tirés ma peau, je perçois le millième de mes gestes.
Et là, le choc.
Il est face à moi, les larmes dégoulinent tous le long de ses joues.
Je vois juste tout ce liquide qui l'emplit briller.
Je vois dans ses yeux des flocons de neiges, ce sont les petites voyageuses de son c½ur froid, et ainsi sur sa peau glissent ces douces perles, qui le rendent blanc.
Trop blanc.
Et il me fixe, avant de se jeter sur moi, et de hurler.

-Bill !

Ses bras me serrent fort, il faut que je me réveille.
Les voyageuses de son coeur deviennent soudain des soldats, et ils tombent sur moi.
Ils sont chauds et j'ai l'impression que chacun d'eux me percent la peau et s'insère dans mon corps.
Ils créent des brûlures incessantes, chaque goutte me fait bouillir.
Il faut que je sorte de ce rêve, il faut, il faut, il faut...







oOoOoOoOoOoOoOoOoOo



Et voila, dites moi tous, perso j'en suis pas vraiment fière, pas satisfaite non plus, j'ai pas réussi à dégager ce que je voulais.
Bref :/

Merci à toutes.
Je vous aime mes crèpes <3

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 21:31