Bonjoooouuuuur :D
J'ai l'honneur de vous dire que vous, chères lectrices, vous êtes
mes crèpes, et ceci grace à
elle.
Alors voila, je ne pensais pas le poster tout de suite, car je voulais faire encore des modifications, mais après que ma crèpe officiel et favorite ai lu et m'ai donné son avis qui m'a encore fait voler, ba je décide de la poster maintenant :D
J'ai du coup juste modifier quelques mots qui se repetaient, corrigés les fautes et c'est dans la boîte!
Alors je vais poster mon long chapitre.
J'ai le trac, j'ai l'impression que je vais monter sur scène pour faire un discours à tous mon lycée là >__<
Je veux franchement vos avis, dites moi tous!
J'ai essayé de faire comprendre un peu tous et de cerner totalement le caractère de Bill pour que vous le saisissiez, c'est un peu spécial, mais la première idée que j'avais été pire!
Vous verrez par la suite ^^
Prêtes??
oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
P.O.V. BillMon corps qui se soulève rapidement, une lumière qui m'éblouit.
La respiration haletante, le souffle court, j'ai peur.
Cauchemars...
Ca y est je me souviens.
Je viens de ma réveiller en sursaut à cause de ces putains de cauchemars qui me hantent depuis 5 ans, 5 dures et longues années...
Ca fera 5 ans pile poil dans
3 jours.
Et en un si long temps, jamais j'ai trouvé le sommeil paisible et sans secousses.
Mon corps tremblote, je ramène mes genoux à mon torse, passe les bras autour de mes jambes et serre fort.
Car je suis seul, car il n'est pas là pour me murmurer des mots doux comme avant.
Car plus personne n'est là.
Et ainsi, je me retrouve recroquevillé comme un petit garçon sur ce lit trop grand pour moi.
C'était notre lit.
Rien qu'a nous.
Tant de souvenirs, tant d'images.
Et dire que j'ose à peine ouvrir les yeux, chaque objet autour de moi me rappelle un moment passé avec lui.
C'est quasi invivable cette situation, mais moi je ne veux pas partir d'ici, je ne veux pas quitter ce qui était devenu notre appartement, notre petit cocon.
Le seul endroit où on s'aimait librement.
Cet endroit magnifique que nous avons meublé et décoré selon nos goûts, ce paradis qu'on s'était crée.
Mais lui il a rejoint le véritable paradis, pendant que moi je reste en ce bas monde.
Si vous auriez vu l'état de cet appartement les deux premières années en son absence...
Un désastre. Tout était devenu laid, sale, puant, putride, abominable.
Maintenant c'est exactement le même qu'avant, avant son départ, et aucun de ses affaires n'a bougé.
Juste ses fringues que j'enlève souvent de son armoire pour pleurer dedans, ceux ou il reste son odeur.
Ceux qui me rappelle tous et me font sentir faible dans ces morceaux de tissus.
Quelques larmes dévalent mes joues, je suis désolé Tom.
Il faut que je me reconstruise, mais je ne peux pas vivre autrement.
Je ne peux pas sortir d'ici trop longtemps, tu resteras seul...
Et je te parle comme si tu étais là.
Je ne peux pas dormir autre part qu'ici.
Chaque sombre nuit de ce qu'est devenu ma vie, je l'ai passé dans cette chambre.
Et ça ne cessera pas.
Car là je me sens un peu plus avec toi.
J'ai même l'impression que des fois, tu me surveilles, tu es dans un coin et tu me guettes.
Et tant de fois où j'ai eu ces visions, ces étranges miracles en rapport avec toi.
Ne me dis pas que ça vient du fruit du hasard, Tom, tu cherches à communiquer n'est ce pas ?
Un jour on y arrivera, je te le promet...
Et dire que je veux rentrer en contact avec les morts.
Tu me crois taré ?
C'est vrai que c'est les dingues qui font ça, mais je le suis.
Je suis dingue, dingue de toi bordel !
Et vu tous les médicaments qu'on me fait ingérer tous le temps, je dois vraiment être fou.
Je ne suis bon qu'à être enfermé.
Quand je fais toutes ces crises, heureusement qu'Anabelle est toujours là pour m'arrêter et me contrôler.
Je suis encore désolé.
Je sais qu'il faut que j'arrête d'essayer de le trouver, mais à chaque nouvel événement, je découvre des indices qui nous rapprochent, et je sens ce jour arriver.
Mes mains serrent mes jambes si fort, les larmes coulent tel une triste cascade.
Et dire qu'il est parti, finalement, je ne m'y fais pas encore, même si c'est ce que je dis à tous le monde.
Vous me connaissiez tous coquet, efféminé, maquillé...
Et bien tous ça n'est plus.
Je n'ai pas touché au maquillage depuis le drame, je n'ai pas reporté un seul bijou.
Je n'ai pas de réponse au pourquoi du comment, juste que plus j'étais heureux, plus je me faisais beau, et aujourd'hui, je suis vraiment laid.
J'ai pali, à force de peu dormir, mes yeux ont des cernes énormes, on croirait que j'ai pris 10 ans alors que c'est que la moitié.
Et dans 10 ans, qu'est ce que je serai devenu ?
Je serais mort...
Est-ce vous connaissez ce qui me travaille le plus ?
Le pire dans tous ça ?
Le pire c'est qu'il est parti sans que je puisse une dernière fois le toucher, j'ai même pas pu lui dire au revoir, lui dire je t'aime, que je pense à lui... me pardonnez de toute les erreurs que j'ai pu faire, tous...
Rien qu'un dernier toucher, juste sentir encore une minime fois sa peau sous mes doigts.
Ses lèvres contre les miennes...
Et il est mort en croyant que je l'haïssais, car il est parti quand on s'est disputé...
Et il n'est jamais revenu.
Et jamais je ne pourrais m'excuser.
Jamais plus.
Il me haïra pour toujours.
Il s'est éternisé dans la pensée de la haine.
Alors que toute notre vie on s'est aimait.
Il ne fallait pas que ça se passe comme ça...
On s'était promis pour toujours.
Pourquoi ? Pourquoi ? Ca tourne dans ma tête, en 5 ans aucune réponse ne m'est parvenu. Aucune.
En 5 ans j'ai espéré sentir son souffle me chatouiller, sa voix me berçait, ses mains me caresser...
Divines caresses, dangereuses, fruits du péché.
Exquis goût de l'interdiction.
Envoûtant lien qui nous unissait.
Mais ça ne devait pas se passer ainsi.
Non.
Ce lien ne devait pas se briser comme ça.
Tant d'années à se battre, chaque jour, pour sauver notre amour.
Et c'est dans le contraire que la mort l'emporte.
Putain de haine !
Colère qui s'empourpre dans mes veines.
Ma faute... je ne peux penser le contraire.
Non il n'est pas parti par ma faute, mais c'est par ma faute qu'il est parti avec ces pensées dans la tête.
Vulgaires pensées...
Criminelles...
Je me maudit chaque jour, même la dernière parole qu'il a entendu de moi, c'était la pire.
Je m'en veux à crever.
Mourir loin de tous ça, me laisser pourrir, souffrir de mes erreurs.
Pourquoi je ne l'ai pas fait ? Mais je l'ai fait ! Mais bordel, à chaque fois ça échouait...
Encore un mystère à résoudre.
C'est le destin qui ne veut pas que je parte, hein, c'est ça ?
Mais allez y, dites moi tous...
Ici c'est pire que crever.
Je vis sans lui, avec tous ces remords...
Vous trouvez ça normal ?
L'avenir m'expliquera peut être.
J'ai promis d'être fort.
Je lui ai promis de surmonter toutes les épreuves, pour lui.
Et comme sa dernière volonté, je le ferais.
J'exaucerai chacune de ses paroles à la lettre, car je lui ai promis.
Promesse qui m'abomine.
Triste sort auquel je suis condamné.
M'attacher à une promesse car c'est tous ce qu'il me reste de lui...
Je serais fort.
Je montrerais à la Terre entière qu'il avait raison, que ce sont eux les ratés, les erreurs de la nature : ceux qui jugent notre relation.
Ce n'est pas nous, on ne faisait que s'aimer.
Où est le mal ? Quel crime ? Quelle faute ?
Un jour je me révolterais contre ce monde, et il saura tous, tu es d'accord Tom ?
Même si j'endure la prison, au moins quelqu'un me butteras, et on sera de nouveau ensemble.
Soit je t'attends, j'attends un signe qui nous rapprochera encore, soit j'attend la douce mort qui me prendra entre ces griffes et m'ôtera la vie, si terrible était elle.
-Drriiiing drriiiing !
Oh merde, il est quelle heure ?
Je relève vite la tête et vois sur le réveil: 08:03
Ha oui c'est Anabelle, je l'avais presque oublié...
Je descends vite en boxer, de toute façon j'en ai rien à foutre.
J'ouvre la porte et la fais vite rentré car une pluie torrentielle s'abat sur les rues.
Elle me fait la bise, je ne réponds pas, pas aujourd'hui, ni les autres jours.
-Bonjour Bill
Elle a encore ce sourire, cet air bienveillant, elle cherche à me foutre encore plus bas que je suis avec toute sa bonne humeur ?
-Bonjour
C'est sec, rapide, mais ça suffit largement.
-Tu vas bien aujourd'hui ?
Elle n'attend pas ma réponse et va vers la cuisine avec ses sacs de courses. Je la suis du regard avant de m'avancer vers la porte pour voir ce qu'elle trafiquotte dans Notre appartement.
Personne n'a le droit d'y faire ce qu'il veut, je veux tous savoir de ce qu'il se passe dans chaque pièce !
Elle s'affaire à ranger des aliments dans les placards et le frigo.
-Je t'ai amené des pâtes de fruits, je sais comme tu aimes ça. Et vu que ces derniers temps tu es gentil avec moi, c'est une petite récompense. Tu sais je... Bill ?
Elle se retourne vivement et je suis quasiment collé derrière elle, la regardant avec des yeux auscultant, ça me fout à bout que quelqu'un touche à tous comme ça, qu'elle se mêle de ça, ça me stresse...
-Je... calme toi Bill...
Elle recule de deux pas, alors je fais si peur ?
Alors je suis devenu si effrayant ?
Alors je suis si méchant ?
Je sais que j'ai fait des choses impardonnables à beaucoup de gens.
Mais toutes ça me rend fou, dingue, et si elle ne me donne pas vite ce que j'attends, je vais encore péter un câble sur elle...
Elle me regarde avec des yeux suppliants, petite qu'elle est par rapport à moi.
Physiquement et moralement, je suis supérieur.
Mes mains tremblent, ça me démange, il faut que je me contrôle, il faut...
Ma respiration s'accélère, oh non, ça recommence.
A partir de maintenant, je vais aussi vivre cette scène comme un spectateur, je ne me contrôle plus, ce n'est
plus moi.
Mes mains se lèvent toutes tremblantes, mon poignet gauche s'abat alors vivement sur... moi-même.
Auto mutilation que je ne peux pas arrêter, comme toujours...
Car cette partie en moi qui comporte toute ma haine a besoin de se défouler, et la seule personne sur qui elle trouve à le faire, c'est sur moi-même, car je suis responsable de l'avoir laissé partir malheureux.
Et ça s'abat encore une fois sur moi.
Et j'ai mal dans la poitrine, une douleur qui me serre et qui m'empêche quelques secondes de respirer.
Et je ne peux plus m'arrêter, l'autre moi a gagné, encore, comme d'habitude.